Statuant exclusivement en matière pénale, le juge d’instruction est saisi pour des affaires qui portent sur les délits et crimes. Une fois qu’une infraction grave ou complexe a été constatée par la police ou un plaignant il peut alors entré en action. Avant qu’il ne rende une décision, sa mission principale est alors de rassembler tous les éléments nécessaires susceptibles de l’édifier. Selon l’étape de la procédure ses attributions sont spécifiquement déterminées. A savoir :
- Pendant l’instruction : En collaboration avec les autorités de police judiciaire il procède à l’audition de témoins, aux confrontations et peut faire autoriser des écoutes téléphoniques. De plus il peut accorder des perquisitions, mettre sous scellés des objets ou des documents. En fin de compte il examine surtout les preuves relatives à une infraction.
- A la fin de l’instruction, il expose à la personne mise en examen les différentes charges qui pèsent contre elle. En présence de l’avocat du prévenu, il peut alors recevoir des contre observations avant de rendre sa décision.
Compétences exigées :
- Sens de l’écoute, la discrétion, éthique, impartialité ;
- Maitrise du code de procédure pénal ;
- Autonomie, organisation et rigueur ;
- Esprit de synthèse et d’analyse.
Formation requise :
- Niveau Bac+4 ou 5 en droit ;
- Formation de 2 ans minimum dans une École Nationale de magistrature à l’instar de l’ENAM (École Nationale d’Administration et de Magistrature) au Cameroun.
Perspectives professionnelles :
- Le juge d’instruction est généralement affecté près les tribunaux judiciaires ou administratifs ;
- Après des années de service il peut évoluer vers le poste de président du tribunal.
- En Europe, le salaire mensuel brut d’un juge d’instruction débutant est estimé à 3000 €. Au Cameroun son salaire mensuel compté avec ses émoluments trimestriels avoisine 4 000 000 FCFA par an.